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vendredi, 20 septembre 2013

Les nouveaux rythmes scolaires

A la rentrée 2013, près d’un écolier sur 4 bénéficiera des nouveaux rythmes scolaires, ce qui représente 1,3 million d’élèves et 22,2% des élèves de l’enseignement public, selon le décompte du ministère de l’Education nationale. 4 000 communes, sur les 24 000 qui ont une école primaire, sont concernées par la mise en œuvre des rythmes scolaires dès cette rentrée. Parmi elles, peu de grandes villes, hormis Paris, Nantes, Grenoble et Brest, toutes villes de gauche. Lille, Lyon ou Montpellier, ainsi que les grandes villes de droite préfèrent attendre la rentrée de 2014. Il s’agit d’une « révolution douce » qui va réduire les inégalités et permettre d’avoir des enfants « plus épanouis », a estimé le 27 août Vincent Peillon, à Feyzin, près de Lyon. Cette réforme est un « message fort sur l’égalité sociale, a-t-il ajouté. Le mercredi matin, il n’y a que 25% d’enfants qui vont au centre aéré, les autres restent chez eux. Là, selon des études, ça va être 80% d’enfants qui vont être pris dans le périscolaire ». 150 € par enfant et par an L’Association des maires de France estime le coût de la mise en place de la réforme à 150 € par enfants et par an. Selon Yves Blein, maire de Feyzin, qui fait partie de la première vague, le coût pour la commune est plutôt de 200 €, dont il faut déduire l’aide de l’Etat. En effet, celui-ci a mis en place un fonds d’amorçage à destination des communes se lançant dans la réforme dès cette année. Les scénarios de mise en place de la réforme diffèrent grandement selon les collectivités, note Anne-Sophie Benoît, présidente de l’ANDEV. Locaux, horaires, recrutements… autant de variables. Ainsi, les locaux posent un problème lorsque les enseignants considèrent qu’ils leurs appartiennent. La collectivité doit alors déplacer les enfants vers une salle de sport ou une maison de quartier, ou encore agrandir les ateliers périscolaires, ce qui entraine des coûts supplémentaires. Selon les ressources de la collectivité, il est fait appel à des animateurs professionnels, à des bénévoles, des associations ou même aux enseignants. « La formation, un point vital » « La formation est un point vital de la mise en œuvre de la réforme. Il s’agit d’un véritable défi pour les villes qui doivent former en masse des agents », rappelle Anne-Sophie Benoît. Les collectivités doivent rapidement former le personnel des collectivités territoriales, qui ne possède ni BAFA ni BAFD. « Pour aller vite, les collectivités travaillent avec la VAE et la certification de qualification professionnelle », explique-t-elle. Il est par ailleurs important de construire avec le CNFPT une formation qui relève de la filière animation et de la Jeunesse et des Sports. « Pour le personnel, il s’agit d’interventions autres que dans les centres scolaires et les centres de vacances puisqu’ici il y a un contenu éducatif », précise-t-elle. Les agents déjà qualifiés devraient être formés rapidement dès la rentrée de septembre. Puis, les autres agents en fonction suivront une formation continue sur l’année. Du côté des horaires règne une grande variété de situation également, des villes qui travaillent par quart d’heure de façon à s’en sortir à moindre coût, jusqu’à celles, telle Lille, qui souhaitent dégager une demi-journée complète, ce qui nécessite l’aval du rectorat. La prudence de Montpellier Agglomération Montpellier Agglomération y va, sans y aller tout à fait. Avec prudence. De façon à pouvoir communiquer sur la mise en place des nouveaux rythmes scolaires sans que Montpellier soit concerné. En effet, en septembre 2013, ce sont 10 communes sur les 31 de l’agglo qui inaugureront les nouveaux rythmes. Soit 35 000 habitants sur 400 000 et 11% des élèves de primaires de l’agglo. Le reste du territoire attendra septembre 2014. L’agglo n’en lance pas moins l’élaboration d’un schéma directeur temps et territoire (SDiTT), une « première en France » selon l’agglo, portant sur les transports, les horaires des services et les rythmes scolaires et de travail. 102 000 € ont été voté sur le budget de Montpellier agglomération pour les mesures d’accompagnement. Cette première période de mise en place de la réforme permettra à l’agglo d’évaluer les mesures prises avant de les généraliser. Celles-ci s’organisent autour de parcours culturels, de formations à destination des intervenants communaux, une offre de transport adapté pour les transferts entre école et centre de loisirs intercommunal. CM/ VilleneuveUnion À Villeneuve JP Galonnier et ses conseillers ont préfère remettre à 2014 la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Vont-ils profiter de cette période de transition pour préparer son installation ou vont ils laisser ce dossier en l'état pour laisser l'équipe élue en mars 2014 la mettre en application? R.garcin / VIlleneuveUnion

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